Les seins

 

Dernière mise-à-jour : 08/03/11 
Avant-propos:

Les interventions esthétiques reliées aux seins se regroupent dans les 4 catégories suivantes:

Problème Intervention esthétique
Mastectomie (ablation d'un ou des seins) Mammoplastie ou reconstruction mammaire avec prothèse
Hypoplasie mammaire (seins trop petits) Augmentation du volume des seins ou plastie mammaire d'augmentation (addition ou augmentation mammaire avec prothèse)
L'Hypertrophie mammaire (seins trop gros) Réduction du volume des seins (réduction mammaire)
Affaisement des seins (Ptose) Lifting des seins
Sommaire

Des rubriques ont été préparées sur les sujets suivants.

Addition et reconstruction mammaires (avec prothèses)
Les prothèses pour l'augmentation mammaire
Les prothèses: pour qui? lesquelles ?
La réduction mammaire
L'affaissement des seins
Une décision réfléchie


Les demandes de chirurgie du sein sont de plus en plus fréquentes, que ce soit pour une augmentation ou une réduction de volume. Il existe différentes techniques pour ce type de chirurgie.

Addition mammaire

L'intervention se pratique sous anesthésie générale ou locale, ou encore sous anesthésie mitigée.

Pour mettre la prothèse en place, on fait l'incision soit dans le pli sous-mammaire, soit dans le creux axillaire (aisselle), ou au pourtour inférieur de l'aréole (la peau pigmentée qui entoure le mamelon). Le chirurgien vous expliquera la technique qu'il entend utiliser.

Le chirurgien aménage ensuite une loge derrière la glande mammaire (tissus du sein) ou derrière les muscles pectoraux (muscles qui s'appuient sur la paroi thoracique). Il s'assure qu'il n'y a aucun saignement, puis insère la prothèse dans la loge. Par la suite, l'incision est refermée et recouverte d'un pansement, qui prend parfois la forme d'un soutien-gorge.

La patiente qui subit une addition peut demeurer quelques heures ou quelquesjours à l'hôpital, selon la décision du chirurgien. Dans tous les cas, à votre sortie de l'hôpital, vous devez vous faire raccompagner à la maison par une personne responsable.


Reconstruction mammaire avec prothèse ( Non pratiquée au Centre)

Le Centre de médecine et chirurgie esthétique ne fait pas de reconstruction mammaire suite à un cancer. La reconstruction mammaire au moyen d'une prothèse se pratique habituellement sous anesthésie générale. L'incision par où est insérée la prothèse permanente ou la prothèse d'expansion - c'est-à-dire la prothèse temporaire gonflée peu à peu pour faire de la place à la prothèse permanente - se pratique soit au niveau du pli sous le sein à remodeler, soit dans la cicatrice laissée par la mastectomie. Une loge est aménagée sous la peau ou derrière le muscle pectoral s'il est présent (ou encore sous le lambeau de peau). Après s'être assuré qu'il n'y a aucun saignement, le chirurgien insère la prothèse dans la loge. L'incision est ensuite refermée et recouverte d'un pansement. Vous devrez parfois porter un soutien-gorge qui recouvre le pansement.

La patiente qui subit une reconstruction mammaire peut demeurer quelques jours à l'hôpital ou une clinique spécialisée. Dans certains cas, elle recevra son congé quelques heures après l'intervention. Dans un cas comme dans l'autre, à votre sortie de l'hôpital, vous devez obligatoirement vous faire raccompagner à la maison par une personne responsable.

Convalescence

Dans les jours qui suivent l'intervention, la patiente peut reprendre peu à peu ses activités, tout en faisant attention à ne pas se surmener. Le chirurgien vous renseignera sur ce que vous pouvez faire et ce que vous ne devez pas faire, par exemple : ne pas dormir sur le ventre ni passer l'aspirateur. Il vous dira quand vous pourrez conduire votre voiture ou retourner au travail.

Lorsque la reconstruction mammaire est pratiquée au moyen d'une prothèse d'expansion, le chirurgien rencontre la patiente à intervalles réguliers pour injecter la solution saline dans la prothèse afin de la gonfler progressivement. La prothèse d'expansion est temporaire; on la remplace ultérieurement par une prothèse permanente.

Les directives, en ce qui concerne les soins post-opératoires, varient selon le chirurgien et, également, selon le type de prothèse utilisé. Dans certains cas, le chirurgien conseille à la patiente de se masser les seins plusieurs fois par jour ou encore de porter un soutien-gorge serré. Dans d'autres, le chirurgien prescrit peu de soins postopératoires.

Les médicaments pour soulager la douleur Il faut éviter de prendre tout médicament susceptible d'accroître le risque de saignement (aspirine, anti-inflammatoires, etc.). La patiente qui a subi une mammoplastie doit consulter son chirurgien avant de prendre des médicaments, que ce soit des médicaments d'ordonnance ou en vente libre.

Les prothèses pour l'augmentation mammaire

Pour apporter du volume à un petit sein, il faut une prothèse. Au Québec, on n’utilise plus les prothèses de gel de silicone depuis 1991. Les seules actuellement permises contiennent une solution d’eau salée. L’avantage: en cas de bris, le contenu est facilement éliminé par l’organisme, sans danger. L’inconvénient: elles sont moins « naturelles » au toucher que les anciennes prothèses.

La prothèse est mise en place après une incision pratiquée dans l’aisselle, au pourtour de l’aréole ou, le plus souvent, dans le sillon sous le sein. Lorsque le sein est affaissé, il faut également pratiquer un lifting mammaire.

En général, on recommande le port d’un soutien-gorge jour et nuit pendant un mois pour minimiser l’enflure postopératoire et permettre aux prothèses de garder leur position idéale. Une convalescence d’une dizaine de jours est nécessaire.

Une douleur importante peut être ressentie pendant trois à cinq jours. Puis elle s’atténue progressivement en quelques jours. Il peut alors rester une sensation de corps étranger durant un ou deux mois. Après ce temps, les femmes finissent par oublier leurs prothèses. Contrairement à certaines idées reçues, se coucher sur le ventre, mettre une ceinture de sécurité en voiture et voyager en avion ne font pas exploser les prothèses!

Les prothèses: pour qui? lesquelles ?

Le plus souvent, la demande d’augmentation mammaire provient de femmes qui, à la suite d’une ou de plusieurs grossesses, ont remarqué une réduction de leur glande mammaire. Les seins ont alors perdu leur galbe et leur tonus.

Parmi les implants proposés actuellement, on trouve des prothèses rondes classiques mais aussi des prothèses profilées anatomiques (en forme de poire) qui se rapprochent plus d’un sein naturel. Mais cette forme est plus ou moins importante, car c’est souvent le tissu cicatriciel qui se constitue autour de la prothèse qui donne au sein sa forme définitive. Bonne nouvelle: outre les implants à parois lisses, il y a aujourd’hui des implants à parois texturées. Comme l’organisme semble éprouver de la difficulté à bâtir une coque de cicatrices autour de ce genre de prothèse, le sein reste plus souple et plus naturel.

Le volume des prothèses est choisi en fonction de la morphologie du thorax, du poids et de la silhouette. Il varie donc d’une femme à l’autre. Le chirurgien peut toutefois ajouter une certaine quantité d’eau saline au cours de l’intervention afin, notamment, de corriger une légère asymétrie mammaire.

Une complication imprévisible apparaît dans environ 10 % des cas, quel que soit le type de prothèse. Il s’agit de la formation d’une coque fibreuse (réaction à un corps étranger) autour de l’implant. Elle peut se former des mois ou des années après la mise en place des prothèses, et dans ce cas, le sein se rétracte, devient sphérique, dur et douloureux. Une nouvelle intervention s’impose alors pour aller briser cette coque et ainsi libérer la prothèse.

La réduction mammaire

Il vaut mieux garder un sein un peu gros s’il est joli et bien galbé, car qui dit réduction dit cicatrices plus ou moins apparentes. En effet, le chirurgien pratique une incision en forme d’ancre de bateau inversée : elle fait le tour de l’aréole puis descend jusqu’au pli sous le sein qu’elle longe ensuite. Pendant l’opération, le chirurgien retire l’excédent de tissu mammaire et de peau. Les tissus retirés sont analysés en laboratoire: il ne doit pas se trouver de cellules cancéreuses dans le tissu mammaire.

L’intervention est nettement moins douloureuse que l’augmentation mammaire, même si les incisions sont plus longues. Une convalescence de deux à trois semaines est tout de même requise.

Dans le cas d’une hypertrophie mammaire (seins trop volumineux), l’intervention est couverte par la Régie de l’assurance-maladie si on enlève au moins 250 g par sein. Ce volume est en effet considéré comme suffisamment important pour causer des douleurs cervicales ainsi que des maux de dos et d’épaules. L’intervention apporte un tel confort que la majorité des femmes qui l’ont subie se demandent pourquoi elles ne l’ont pas fait faire plus tôt.

L'affaissement des seins

Pour le redrapage (lifting mammaire), on emploie généralement la même technique que pour la réduction mammaire. On vise ici à remonter le sein en enlevant un surplus de peau, puis on rajuste la position du mamelon. Actuellement, dans le cas de petites ptôses, on réduit les cicatrices en pratiquant des incisions plutôt courtes. S’il n’y a pas suffisamment de glande, il faut installer une prothèse en plus de réduire la peau. Cette intervention n’est pas particulièrement douloureuse. Un arrêt de travail d’une semaine est généralement suffisant.

Une décision réfléchie

Augmentation ou réduction des seinsLa demande de chirurgie esthétique aux seins doit être le résultat d'une démarche sérieuse. Les seins ne sont plus cachés, ils font partie intégrante de la silhouette. Leur apparence compte. Dans le cas des augmentations de volume, il est toutefois très difficile de définir le sein idéal. Alors que les Américaines aiment bien les prothèses généreuses, les Européennes préfèrent, quant à elles, les prothèses qui soulignent tout juste les formes. Les Québécoises se situent entre les deux groupes. Mais pour toutes les femmes, l’important est d'obtenir un sein rond et stable. Pour des résultats satisfaisants, il est nécessaire de respecter la morphologie de chacune et de choisir un implant adéquat. Lorsque la demande est déraisonnable, le chirurgien peut refuser l’intervention ou proposer à la patiente un temps de réflexion.

Une chirurgie mammaire est une véritable opération chirurgicale. Cette décision ne doit donc pas être prise à la légère. Cela suppose qu‘on y a bien réfléchi, qu’on connaît et qu’on accepte les risques. D'ailleurs, le chirurgien esthétique doit, avant toute intervention, bien vous informer sur le choix des prothèses, le déroulement de l'opération et les risques inhérents à l'anesthésie et à la chirurgie. Il doit aussi vous remettre de la documentation écrite sur le sujet. Si les prothèses mammaires donnent de très bons résultats esthétiques, il ne faut pas oublier qu’elles ne sont pas éternelles. Après un certain nombre d’années, elles peuvent fendre et, donc, se dégonfler. Il faudra recevoir de nouvelles prothèses... à moins d'accepter alors ses seins tels qu'ils seront.

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